Résumé :
Ce soir, les lampes sont chargées à bloc.
J’emmène Fréd pour son baptême de randonnée nocturne. En plus de la panoplie habituelle,
je teste aujourd’hui la lampe à manivelle. Départ 22h30, il ne peut pas faire plus noir, il
n’y a même pas d’étoile pour nous guider. Les organisateurs se sont déguisés
pour l’occasion. Le chef d’équipe en habit de bagnard donne le départ. Nous
laissons le cortège de furieuse luciole s’élancer. Et c’est parti, nous
prenons notre position dans ce vers luisant étiré. Il faut déjà tourner la
manivelle, car les données du constructeur sont fausses. L’autonomie est de 5
minutes en éclairage intensif. Les
premiers incidents commencent avec des chutes de lampes. Je ramasse la
première et rattrape celui qui l’a perdu. Puis une deuxième, mais son
propriétaire n’en a pas besoin et file. La pluie tombée l'après-midi a laissé
des flaques que je traverse avec plaisir à la grande surprise des
participants. Tout à coup un jet de produit anti-crevaison gicle sur mon
mollet. Le produit fait son effet tant bien que mal en montant la butte. Préoccupé
par cet incident, je ne vois pas le fléchage qui nous ramène au sommet de la
butte précédemment atteint. 500 mètres supplémentaires. 1 kilomètre a été
parcouru et la crevaison est maintenant effective. Malgré une tentative de
colmatage par la force centrifuge, Il faut changer la chambre à air sous les
feux du lampadaire. Une ambiguïté du parcours nous fait supposer à tord qu’il
faut prendre à gauche. Nous nous enfonçons dans le bois. Fréd perd sa lampe.
Un morceau de ruban adhésif pour la fixer solidement. De retour sur la piste,
notre supposition était mauvaise et nous a encore imposé un détour de 500 mètres. Premier passage devant le site de départ
avant de changer de paysage. nous allons passer au sud de la francilienne. Mais
avant, il faudra que je change de nouveau ma chambre à air. Sûrement un
souvenir de GOURDON que j’avais oublier d’enlever de mon sac. Pendant ce
temps là, les aiguilles de la pendule tournent et les piles s’usent. Une
chance il y a encore un lampadaire. Alors nous économisons nos énergies
lumineuses. Nous n’avons parcouru qu’un tiers et déjà les premiers
participants reviennent. Cette fois il n’y a plus de problème, nous pouvons
reprendre une vitesse de croisière de 25 km/h afin de nous amener au
ravitaillement. "Ah, Loulou est passé à l’énergie durable" lancent
les ravitailleurs en me voyant arriver en tournant la manivelle. Un ravitaillement qui
nous a rappeler ceux de la Maxiverte avec de la compote de pomme. Nous
reprenons la piste jusqu'à ce qu'on rattrape l'école cyclo de VERSAILLES.
J'éteins mes phares, et nous suivons les feux rouges. Les réverbères éclairent de nouveau la
route et nous prenons le large. Nous nous faisons doubler par des concurrents
avec des yeux de chats qui ne voient pas la bifurcation. L'arrivée
est déjà là, nous n'avons pas pris l'option "++". La tour de
MONTLHERY qui était illuminée à l'horizon, qu'on nous avait recommandé à
l'inscription. 2h00 du mat', nous refaisons la course avec des copains autour
de la soupe à l'oignon.
Parcours :
Le parcours fait 27.2 kilomètres
avec ravitaillement au kilomètre 16.5.
Conditions
de route :
Le thermomètre donne 15°, nuit noire,
terrain roulant.
Evènements survenus :
Kilomètre 6.4, crevaison roue avant de
Loulou.
Kilomètre 7.5, crevaison roue avant de
Loulou
Kilomètre 9.4, perte de lampe pour Fréd.
Kilomètre 11.4, crevaison roue avant de
Loulou.
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