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Ce matin, je suis de nouveau seul pour la sortie qui sera celle qui devrait avoir le plus de dénivelé puisque la sortie d'hier a été ététée. Cette fois, je m'elance vers le sud en empruntant la voie verte jusqu'au Thillot, puis la voie de l'ancien Tacot. Celui termine devant l'entrée du tunnel fermé. J'entame ensuite l'ascension du Col des Croix. Une fois arrivé au sommet, il me reste encore une petite montée jusqu'au belvédère de Notre Dame des Neiges. C'est qu'and même une montée qui n'en finit pas et dont la longueur indiquée ne correspond pas à la distance parcourue. Ensuite, je traverse la RD486 pour faire le tour du Fort de Château-Lambert, jusqu'à en trouver l'entrée. Malheureusement, c'est une propriété privée. De retour au Col, il ne me reste plus qu'à emprunter la descente à 20% jusqu'au Haut-du-Them. Ca descend tellement fort que j'en oublie l'épingle à cheveu qui aurait du me faire passer devant l'autrre extrémité de l'ancien tunnel. Après l'ancienne usine réhabilitée en habitations, les hostilités commencent en pénétrant dans le bois à flanc de montagne. Les courbes de niveaux défilent et de temps en temps des cuvettes permettent de souffler. La caillasse dans les montées provoque du pédalage saccadé. Le chemin se rétrécit jusqu'à devenir, face aux ruines, un sentier bordé d'ail des ours. Je croise une randonneuse avec son labrador. la seule présence humaine sur la partie bioisée. Je vois l'heure qui tourne et il me reste encore l'ascension du Mont Cornu. Si je veux arriver à l'heure au resto, je décide de supprimer cette partie du parcours en coupant par le GR. A la Stèle de la Cote 820, à 10 mètres de moi, je suis surpris par un chevreuil qui est venu voir ce qui se passe. Certainement, qu'il devait me suivre. Quand je dis que je prends un chemin le plus court, par déduction, c'est très pentu (15% de moyenne) pour arriver dans la vallée de l'Ognon. C'est l'entrée dans Servance. Comme je suis arrivé trop tôt, le restaurant n'est pas encore ouvert. D'ailleurs, est-ce qu'il ouvre ? Comme il n'y a pas de lumière, dans le doute, je file chez Carrefour Express pour prendre un sandwich et une boisson. Des cyclistes belges font la même chose. Je m'arrête à l'aire de jeu pour déjeuner. Pour la deuxième partie du parcours, il faut sortir de la vallée. Et bien sûr, ça monte à 10% sur un kilomètre ! Avec la température qui augmente, la pause à Montandré est la bienvenue. Je n'ai malheureusement pas prévu la tenue estivale et je vais devoir supporter les manches longues. Ensuite le tracé sillonne sur le plateau des mille étangs entre les étendues d'eau dans la tourbière. Dans le secteur des Vieux Dessus, la terre noire laisse la place au granite dans le Bois de la Bouloye. Aux Proyans, je tombe sur une proporiété privée. Il y avait longtemps que je n'avais pas fait face à un chemin interdit. Il ne me reste plus qu'à passer par Beulotte-Saint-Laurent pour récupèrer le tracé au Pré Laurain. Le terrain s'applati car j'arrive au point haut de ce plateau. C'est en traversant la RD57 que le parcours redescend tranquillement parmi les genêts. Au Haut de l'Alouette, les courbes de niveau se resserrent. C'est une descente, où la vitesse de pointe avoisine les 50km/h comme l'indique le panneau de limitation de vitesse, qui me ramène sur la voie verte. C'est là que j'apprécie les freins à disques. Comme mes distances sont plus courtes que celles des routiers, de retour au centre des 4 vents je suis encore le premier. |
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