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J'ai comme l'impression que les météorologues font payés pour donner des prévisions alarmistes. Ce matin point de pluie comme prévu mais il fallait gratter le pare-brise pour aller à la rando de Chéméré. Sur place, un ciel bleu m'accueille. Sur le parking, le placeur me remercie d'être venu. Les étapes de l'inscription et du café galette Saint-Michel sont rapidement effectuées. A peine parti que le soleil rasant m'empèche de voir la rubalise et je fait le tourn de l'étang des Brosses. Le chemin est une véritable éponge. C'est après avoir passé l'ancienne ligne de chemin de fer Au Buis que je comprends pourquoi, ma venue a été félicitée par le placeur. C'est un bourbier qui se profile sous les crampons. Il n'y a que les traversées de routes qui permettent des moments de répis avant de repartir dans la bouillasse. Les amis m'avaient prévenu que les chemins étaient impraticables. Et en approchant des Feuillardais, de belles flaques d'eau recouvrent le chemin. En sortant, c'est une rigole qu'il faut remonter. A Sainte-Anne, le bosses du bois ont été évitées. En regardant à travers les arbres, c'est une véritable piscine. J'arrive à La Vesquerie pour le premier ravito. Je pense qu'ils n'ont pas prévu assez d'oranges car elles sont coupées en douze tranches. Le tronçon du Moulin de Haute-Perche a été conservé mais les premiers ont marqué la trace dans la boue. A Haute Perche, le balisage laisse à désirer. Ce qui me fait prendre à deux reprises la mauvaise direction. Juste avant d'arriver au deuxième ravito, le balisage m'emène encore au mauvais endroit. Je ne suis pas le seul à me retrouver à contre sens de la sortie de la voie rapide. Me voilà à la deuxième pause tout autant garnie que la première. "Les Quatre quarts vont bientôt manquer" lance la cheffe du ravito. Je retrouve Jeff du club de Pornic qui a préféré participer à la marche. Pour repartir, on remets les pneus dans la bouillasse. Je viens de passer la Chapellerie quand une détonation vient fendre le silence de la campagne. Puis un cloc cloc cloc. Je suis quitte pour m'arrêter car je viens d'éclater du pneu arrière. Certainement en passant sur les cailloux en silex. La séance de mécanique de terrain se termine avec une réparation provisoire qui devrait tenir jusqu'à l'arrivée. Pour préserver l'intervention, j'avite la boue pour un chemin moins humide. Le détour d'1.2 km me fait retrouver le parcours au moment de revenir sur la RD751. Le tracé qui suit jusqu'à la carrière innondée est roulant. Je termine par la traversée du parc inondé. L'emplâtre et les deux colliers colson ont tenu les 8 derniers kilomètres. je peux aller chercher mon sandwich bien mérité.
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