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Ce soir, même si c'est une semi-nocturne en partant le plus tard possible, c'est la dernière nocturne de l'année. Apparemment, je suis le dernier à m'élancer. Direction le Lac de Grandlieu. Ou plutôt au bord car c'est par le chemin pesdestre qu'on chemine avec passage des chicanes et le long de la ferme. Le balisage est léger et il va falloir ouvrir l'oeil et le bon. Au marais Michaux, je sors du lac pour aller jouer dans le vignoble et me rapprocher de Saint-Philbert-de-Grandlieu. C'est à La Petite Beaujoire que je passe sous la D117. Si au printemps, c'est l'ail des ours qui parfume les chemins, aujourd'hui, ce sont les orties qui viennent me chatouiller les mains. A La Garenne, le chemin s'enfonce dans la haie. Une constellation de points roses illumine le sol. Ou plutôt indique les souches à éviter. C'est d'ailleurs ici que j'allume les phares après 12 kilomètres. Le parcours repasse par dessus la RD117 et cette fois-ci on va jouer avec les chemins en sous-bois. Le balisage devient de plus en plus inexistant. Il y a juste la peinture au sol pour indiquer la direction. De temps en temps, je regarde la carte pour savoir si je suis bien sur le tracé. J'avais repéré que le ravitaillement se situait aux Avenaux, au kilomètre 25. Mais en arrivant sur place, il n'y a rien. Il ne me reste plus qu'à déballer ma barre de céréales. Aux Brosses, je m'enfonce dans la chesnaie puis dans la housseraie. A La Héronnière, l'itinéraire retrouve la lumière de la lune que j'ai dans le dos sur de longues portions roulantes jusqu'à La Guibretière. Ensuite ça va un peu tortiller. J'arrive à La pohérie où j'aurais du trouver le deuxième ravitaillement. Mais il n'y a personne pour m'accueillir. Ce n'est pas trop grave car il reste 10 kilomètres à parcourir. Cette fois-ci je pars dans Le Lac de Grandlieu en affrontant la brume et en évitant les écrevisses qui traversent les chemins. A La tuilerie, la fin du parcours n'est plus très loin. C'est confirmé en passant devant l'aire de Camping-Car. Un dernier effort en remontant la RD71, mérite bien le lumin'burger. Sur place, je retrouve Jeff,l'organisateur de la rando de Pornic. Celui-ci m'annonce que les ravitos ont fermé après son passage. Il n'est pas trop tard, je vais pouvoir dormir un peu pour repartir demain matin.
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