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L'objectif de la matinée est de traverser le Gois. A peine démarré, je constate que le gps n'indique pas la distance. Si je connaissais le con de chez garmin qui a inventer la fonction gps Off. Juste une coche à valider et c'est parti. Pour commencer je rattrape la piste VTT que j'essaie de suivre. Le balisage a été complété et modifié par endroits. Au Dévallon, ça n'est pas encore trop clair. Et ensuite les panneaux complémentaires, surtout ceux qui annoncent la traversée d'une piste cavalière, sont placés après l'avoir traversée. J'arrive au pey de la Blet et au dessus de l'île d'Yeu, j'entends le tonnerre qui gronde. Sans traîner, je quitte ce point haut pour me faufiler sous la pinède jusqu'au Pont. J'ai bien fait car la pluie se met à tomber. Abrité sous le pont, j'attends l'accalmie pour enjamber l'Atlantique et me retrouver dans la forêt de Barbatre pour une recherche geocaching. De retour sur le bitume, je file vers le Gois. C'est marée basse, alors il n'y a pas de souci. En plus il n'y a que quelques voitures, donc ça va passer comme une lettre à la poste. Sauf qu'au trois quart de la route submersible, au passage sur un pavé, un coup de fusil fend l'air. Je viens d'éclater le pneu arrière. Je regagne le continent pour réparer sous l'averse qui recommence. La déchirure de 25 cm est trop grande pour y mettre un emplâtre. Donc j'oublie la réparation avec chambre à air. Un graveleux me propose son aide, mais voyant l'étendue des dégâts ne peut que me souhaiter bon courage. Non loin de là, le produit miracle est prêt à l'emploi. C'est à coup de poignées de foin que je rempli le pneu. Ce qui reste de la chambre à air me sert à enrouler la déchirure et un collier plasique vient maintenir l'hernie. Le bourrage n'est pas régulier et provoque quelques sauts. La pluie a cessé de tomber et laisse place à un beau ciel bleu. Il ne me reste plus qu'à rentrer à la maison à la vitesse de l'escargot. En evitant au maximum de rouler sur le dur. J'arrive enfin au pey de la Blet et je retrouve l'EV1. et tout le le long je croise des gens qui me disent que j'ai de l'herbe dans le pneu. C'est l'occasion de faire une pause et de montrer le type de réparation extrème qu'on peut faire en cas d'éclatement. Par contre, pas un seul m'a proposé de me ramener à la maison. Je retrouve le bitume pour éviter la montée de Moulin cassé et pour traverser Saint-Jean-de-Monts. Je reprends la piste au château d'eau jusqu'à la maison. Bien content d'en finir car il m'aura fallu presque sept heures pour parcourir les 35 kilomètres avec un pneu plein.
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