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Ce matin, j'avais coché la Vertonne, alors je ne vais pas rouler avec les copains mais découvrir la région Sud de Nantes. Masque, pass-vaccinal, les inscriptions se font à la vitesse de l'éclair, ce qui fait que je rattrape le retard du réveil. J'allume le phare car le jour n'est pas encore tout à fait levé. Le tracé commence à l'abri le long de la Sèvre Nantaise jusqu'au château du Portillon. Ensuite je m'engouffre entre le houx et le buis pour traverser 3 gués et suivre la Maine. Une fois sorti de cette zone boisée, j'arrive dans les vignes. Et le vent s'invite. Le parcours est roulant même si le terrain est légèrement humide. J'arrive à la grotte de Saint-Fiacre pour loguer une première cache. Mais c'est aussi au pied d'une côte à 15%. Comme elle est estampillée Strava, je comprends mieux pourquoi les participants se mesurent sur les 150 mètres du segment. D'après les infos Strava, Damien Ridel (Laval Cyclisme53) l'a monté à 36.7 km/h, David Gaudu (FDJ, 13ème UCI-2021) à 33.9 Km/h, Léna Gérault (DN Auvergne Rhône Alpes, championne de france 2021 VTT cross-country-marathon) et Iris Sachet (Team Elles) 25.9 km/h. Et moi à 3.5 km/h mais pas avec le même âge, le même matériel et pas à la même saison. Et surtout sur le vélo avec un départ arrêté. Au sommet, je retrouve le vignoble et le vent. En alternant avec les zones boisées et les fonds de vallées, j'arrive à la bifurcation 38/50. Bizarre car en tournant dans le sens anti-horaire, le 50 aurait du partir vers la droite. A l'entrée de Monnières, un panneau "Ravito" annonce la pause. Ici, ils appliquent encore le protocole de 2020. A savoir pochon collation et chacun sort son gobelet. Pour repartir sur le 50, il faut faire demi-tour jusqu'au carrefour, sinon c'est 38 km. Le tracé commence par la traversée de Pallet et suit de près la vallée de la Sèvre Nantaise en passant au près d'anciens moulins de papèterie et de Filature comme décor. Excepté une portion technique à Angreviers qui termine dans un champ de mines, c'est assez roulant. L'affaire se complique lorsque la bruine puis la pluie s'invite. Le terrain commence à être gras et se dérobe légèrement sous les crampons. Le panneau de la ville de Gorges annonce que nous sommes à mi-parcours et qu'il faut maintenant revenir vers le ravito en terminant la boucle sans la pluie. C'est en longeant la ligne de chemin de fer que le retour se fait. Avant d'arriver à Monnières, Le panneau "Ravito 4km" confirme que la boucle se termine. Je récupère un deuxième pochon, plus conséquent. Normal, les cyclos ont droit au même traitement. Pour repartir, je fais attention aux autres participants, débutants pour la plupart, qui déboitent sans regarder ou qui occupent la largeur du chemin. La remontée du coteau bouchonne car le premier a ripé sur la racine. Au sommet, retour dans le vignoble. Une chance que la pluie s'est arrêtée car la suite aurait été plus accrobatique même si le tracé longe la ligne SNCF et passe aux environs de plusieurs châteaux. Par contre le vent se fait bien sentir à chaque fois qu'on l'a en face. A La Denillère, je recommence mon exploration géocaching avec trois boîtes. J'arrive à la RD59 qui contourne VERTOU. l'arrivée est proche. Bizarre car à 12h15, le parking est déjà vide. Je renfile mon masque pour rentrer dans la salle. Dans le hall, le responsable de la rando m'annonce qu'il n'y a pas de casse-croûte. J'ai quand même droit à un "Merci et au revoir". Pas sympa, car ça aurait pu être annoncé au départ. Quoi qu'en y repensant, la réduction d'un euro sur le ticket d'entrée est justifié. Je ne suis pas sûr que les mille participants (700 VTT, 250 marche et 50 route) aient apprécié la plaisianterie. |
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