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Les lampes sont installées sur le guidon et sur le casque, je peux maintenant me rendre à Saint-Père-en-Retz. Sur place, ce n'est pas la peine de se bousculer car les departs se font groupés à 20h50. Nous sommes parqués dans l'enclos après vérification des feux et du gilet fluo. Je retrouve Cyril et ses copains de Bois-de-Céné. Le départ est donné pour le 45km et le premier bouchon se forme au detour d'une mauvaise interprétation du balisage par les premiers. L'identification du tracé VTT étant compris, le petit train reprend le parcours. Avec le groupe 30 km qui viens de gonfler le peloton. Au moindre obstacle, le bouchon se reforme. A la Passe Parégère, pour traverser le gué, il y a bien la passerelle mais au compte-gouttes. Je préfère tenter ma chance en mouillant les crampons, mais par manque de couple, je reste collé en récuperant le chemin. Il est l'heure d'allumer les phares. La prochaine zone boisée occasionne un allongement du peloton et permet de profiter pleinement du tracé. Les longues portions roulantes éclaircissent l'horizon. Le ciel é⁶tant couvert car la pluie est prévue pour 23h00, alors l'éclairage joue pleinement son rôle. Dans la bois de La Poterie, le pentu du Ru de la Glande ramène un peu de dénivelé avant de repartir vers le Plessis Grimaud via de longues portions roulantes. On est sur le terrain de jeu de la rando de Frossay avec ce passage au pied de la tour. Après la traversée de la RD78, j'ai retrouvé les gars de Bois de Céné pour arriver au premier ravito commun aux deux distances. Une petite boucle permet encore de souffler avant de jouer du clignotant sur un layon partiellement trempé le long du Grand Bois. L'utilisation du phare en mode stroboscopique gène certains participants. mais c'est pour faire comprendre que s'il y a la place de rouler à deux voire trois de front, il est aussi possible de laisser de la place pour celui qui veut doubler sur les portions roulantes. Après la Chapelle Saint-Vital, il y a une montée pour arriver à l'ancienne voie ferrée. Mais une crampe m'empèche d'arriver au sommet et je me couche du côté du dérailleur entre les arbre. Il me faut un peu de temps pour me décoincer de dessous le vélo. Rien de casser au niveau mécanique, je peux reprendre la rando. A vitesse régulière, le temps que la crampe se dissipe, j'arrive à La Pauvrardière où nous attend le deuxième ravito. A La Caillerie, c'est la bifurcation 30/45km. Juste après, c'est une portion ludique et technique que l'organisateur a prévu. La dernière fois que je l'ai faite, le terrain était détrempé et il pleuvait. La sortie se fait sur le GR du Pays de Retz. Le parcours est roulant mais je régule pour éviter le retour de la crampe. Le Bois de la Cornière est la dernière zone ludique avant le dernier ravito situé au Chatelier. Au travers des sapins puis des peupliers j'aperçois les lueurs de la ville qu'il va falloir contourner sans se tromper. L'organisateur a positionner une flèche un peu haute et à moitié visible qui a dû en ennuyer plus d'un. A La Nicolière, retour sur le tronçon commun de l'aller. La météo s'est encore trompée car pas une goutte n'est venue innonder le parcours. Il est déjà 1h30 avant de me joindre à la table de Cyril pour déguster le repas. Je ne m'attarde pas car j'ai encore une heure de route avant de retrouver mon lit et les deux feuilles de carbone sous l'oreiller pour un réveil à 6h30.
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