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Ce matin, il y avait une rando que j'aurais pu sillonner, mais elle était trop loin. Je la garde dans mes carnets lorsque je serais à demeure en Vendée. Ce matin, j'aurais pu rouler tout seul sur un parcours improvisé. Mais j'ai choisi le plan "C" en m'invitant sur une sortie d'un club local. J'avais le choix entre le canard de CHALLANS et la sardine de SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE. En visionnant les sites Internet et pages Facebook, c'est le deuxième qui a retenu mon attention. Tout commence par un mail pour être autorisé à venir rouler avec le Vélo Club de St Gilles. Une fois cette étape validée, tout c'est enchaîné avec les contacts, les personnes qui vont m'accueillir et les tracés des parcours prévus. Cette discipline militaire manque un peu au club bondouflois. Donc ce matin, le réveil ne sonne pas. Et c'est un peu à l'arrache que j'avale le petit-déjeuner. Au moment où j'enfourche mon VTT, il me reste 45 minutes pour me rendre au lieu de rendez-vous. Eh oui, car j'ai choisi d'y aller sur deux roues. Alors, le chemin le plus rapide s'impose. Mais tout ne se déroule jamais comme on veut avec un léger vent dans le nez jusqu'à SAINT-HILAIRE-DE-RIEZ. Et c'est le long des marais après la salorge qu'il se dévoile pleinement. Finalement j'arrive avec 5 minutes d'avance que je mets à profit pour faire du géocaching. La recherche est validée par l'inscription du pseudo sur le log-book. Christian est le premier à m'accueillir, précédant le petit groupe. Puis Gérard "le mentor" prend en charge le groupe constitué de 11 volontaires pour cette sortie. Les routiers arrivent aussi les uns après les autres. 9h00 sonne à la cloche de l'église et les groupes s'élancent. "50km VTT cyclotouriste" me lance Gérard. "Pas de soucis pour moi !". Nous commençons la balade sur un rythme soutenu que je n'ai pas l'habitude d'avoir à froid. Mais comme j'ai déjà 15km d'échauffement, c'est moins grave. Et nous voilà partis par la rocade des marais avec le vent dans le dos. Au Puits Tarauds, le rythme s'affole. Le mode peloton ne laisse pas apparaître cette accéleration. Je découvre un premier secteur inconnu le long du marais du Boursaud. Le secteur de La fradinière nous amène au tombeau de La Rochejacquelain. Mais on n'a pas le temps de faire du tourisme. Et c'est à travers le marais venté par alternance que nous reganons SOULLANS. Le groupe perd déjà deux gars et continue à neuf. Il est quand même impressionnant notre capitaine de route, car sans gps, il nous fait traverser la zone pavillonnaire. L'alternance de chemin et route nous amène sur une zone trempée qui se jette dans la rivière Le Ligneron. Eh bien non, je ne suis pas passé à gué ! J'ai fait comme tout le monde en prenant la passerelle. La remontée sur les rochers glissants impose le pied à terre. D'autant plus qu'on croise deux marcheuses ne nous permettant pas de finir sereinement la montée vers la Ripaille. C'est d'ailleurs là que nous faisons ripailles, enfin presque ! C'est la pause de mi parcours. J'ai trouvé le clone de Roland assis parterre pour se restaurer. COMMEQUIERS et la prochaine ville à traverser avec une sortie par l'ancienne ligne de chemin de fer que je n'ai jamais osé prendre en 15 ans de balades vendéennes. Là, pour soulager Gérard, je prend la tête du groupe jusqu'à NOTRE-DAME-DE-RIEZ avec le vent comme énnemi. Une petite zone technique dans le Bois des vallées précède le tour du lac, mais surtout la zone cahotique du marais du Plessis où j'en profite pour m'achapper. Après avoir laissé Vincent au FENOUILLER, c'est au tour de Fréd de réduire le groupe. Mais c'est déjà l'arrivée au Casino. La cloche de midi est loin d'annoncer midi, que le groupe se disloque. Merci les gars pour cette sortie qui me donne envie de concrétiser en 2020. Comme je n'ai pas pu descendre par la corniche, je remonte vers le Nord sur l'itinairaire prévu à l'aller. Le vent a légérement tourné car je l'ai de côté sur toute la facade atlantique. Après SION-SUR-L'OCEAN, je retrouve la forêt et un parcours abrité. A la Pège, j'accélère pour me mettre dans la roue d'un cycliste. Jusqu'aux Becs, tout va bien à 32km/h. Mais les crampons résonnent un peu plus dans ses oreilles et je ne sais pas pourquoi tous les cyclistes ont la même réaction vis-à-vis des vététistes sur le porte-bagages. Il quitte la position du triathlète pour monter à 35km/h puis s'éloigne. A le suivre, j'ai gagné du temps, alors je termine ma sortie dominicale par une portion du remblai jusqu'à l'Office du Tourisme où je retrouve le vent. Le retour vers la maison se fait par la forêt. |
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