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Ce soir, dernière rando organisée pendant mon séjour en vendée. Une semi-nocturne me donne l'occasion de sortir ma chouette. Accessoire qui plait bien aux organisateurs. Pour pouvoir utiliser les lampes, il faut partir après 20h00. Comme le temps est couvert, la nuit ne va pas tarder à tomber. Donc après mon inscription à 19h30, me voilà parti pour 48 kilomètres. D'après l'interview du président dans le journal, tous les parcours sont nouveaux. Donc on va bien voir. Le départ jusqu'à la traversée en yole, première difficulté, est identique aux années précèdentes. La seconde difficulté, le passage du pont flottant, se fait sans problème et le parcours continue sur des secteurs connus. A Versailles, les marcheurs circulent à contre-sens et obligent les VTT à rouler en file indienne. Le parcours commun avec les VTC se termine à Pont Garnier. Il n'y a plus que le vent et les participants VTT sur les chemins. Le premier ravito se trouve au Petit moulin de CHATEAUNEUF. A la sortie de la ville, le fléchage est bizarre mais tout le monde file tout droit sans voir qu'il faut prendre la piste cyclable. Après La Maison neuve vient un premier secteur slalom en sous-bois. En fait, c'est pour faire patienter les participants qui s'entassent devant le deuxième pont flottant. J'explique comment passer cette difficulté. Mais il y en a deux qui ne tiennent pas compte de mes conseils et frôle la chûte en fixant la roue plutôt que le sommet de la berge opposée. Au grandes rallières, un truc bizarre survient des vététistes en contre sens dans une zone single en sous-bois. Apparement, ils ont du louper de tourner autour d'un arbre. Moi j'avais les phares allumés. Dans cette zone, une surprise m'attend en suivant un maillot rencontré sur une précèdente sortie. En fait c'est le hasard qui a mis le belge vu entre Sedan et Charleville. "Ah oui le groupe qui roulait bien sur la voie verte trans ardennes". Il est venu en vacances en Vendée et profite de cette sortie avec son fils. Aux petites Rallières arrive le secteur des pistes de motocross. Sur la première piste, en doublant un participant, je ne vois pas la sortie et je me retrouve à faire un deuxième tour. Le ru situé juste après qui d'habitude se prend les pieds dans l'eau atteste bien de l'asséchement des ruisseaux en vendée et surtout des restrictions qui ont été prises. Le terrain change avec le contournement des hangars de maraîchers. Et c'est là que des participants qui roulaient bien jusqu'à présent s'amusent à faire le yoyo. "Ca va bien 5 minutes vos conneries" que je leur lance en les doublants. Et me voilà reparti en solitaire. A La Bonne, les parties boisées recommencent et je me retrouve derrière une gamine d'une dizaine d'année qui se débrouille vachement bien en sous-bois. Normal, elle est à l'école VTT du club d'Aizenay. Toutes les positions et les déplacements sur le vélo sont appliqués. Au ravito de La Poinière, je remets à l'abri un hérisson traverse la pelouse. Après cette dernière pause, je repars avec les jeunes d'Aizenay. C'est la première sortie nocturne pour la fille et son frère accompagnés par leur père. Leur lucioles éclairent à peine. Je passe devant pour leur ouvrir la route. Mais dès que les lignes deviennent droites, je m'échappe le temps de retrouver à nouveau les sous-bois et les broussailles taillés spécialement pour la rando. Après La Guitière les passages à gué du Bignon se font les pieds au sec. Et je retrouve des participants du 35km qui terminent comme ils peuvent. Je ne suis même pas sûr qu'ils aient tous des lampes. La preuve en est lorsque la dernière portion inédite se présente. Au premier arbre, il n'y a déjà plus personne. A la sortie du terrain de motocross, je me retrouve dans la côte du faux radar à La Gare. Tout feux allumés, le public qui se trouve au sommet se demande ce qui arrive face à eux. "Putain ! Qu'est-ce-qu'il éclaire celui-là". Se disent-ils en apercevant le prochain carrefour visible dans mon faisceau lumineux situé à une centaine de mètre. Et voilà, la rando se termine en arrivant dans le chemin creux qui me ramène sur le parking. J'arrive en même temps que le décompte pour le lancement du feux d'artifice. "Sympa pour mon anniversaire !" En fait c'est le bon moment pour faire la queue aux plateaux repas. Comme tout le monde est occupé à observer le spectacle, il n'ya pas d'attente et les tables sont vides. ce n'est qu'à la fin du spectacle pyrotechnique que les participants marcheurs, VTC et VTT envahissent les tables avec le traditionnel jambon-mogettes. Finalement, des nouveaux secteurs ont été créés mais les parcours de liaisons sont les mêmes que les années passées.
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