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En cette fin d’après-midi, j’emmène Jean-Michel sur une semi-nocturne. Direction la Loire-Atlantique pour une rando qui démarre sur les rives du lac de Grandlieu. 18h15 nous nous élançons pour à travers le lac asséché. Ça tabasse tellement qu’au bout d’un kilomètre Jean-Michel s’arrête. Nous sommes à la recherche de la fixation de sa lampe qui a lâché avec les secousses. Dans le coup, il va falloir qu’on rentre avant la nuit. A Bel air, le flash de l’appareil photo de l’organisateur nous cache le panneau et nous voilà partis pour la seule erreur de parcours de la soirée. « Crois-tu que le participant qui nous suivait nous aurait rappelé ?, même pas !» Tant-pis pour lui car 4 kilomètres après, nous le retrouvons en sens inverse victime lui aussi d’une erreur. A la sohérie, nous croisons une participante qui a chuté sur une bosse puis un deuxième participant qui relève son VTT sur la même bosse. L’alternance de vent et de chaleur étouffante nous épuise. Vivement qu’on retrouve du sous-bois. Mais il faut attendre le lieu dit La grande verte pour se retrouver dans la pinède avec les fougères qui délimitent le tracé. Le problème est qu’avec une lumière rasante à l’horizon, certaines portions sont obscures. Parfois même des trous noirs à traverser à l’aveugle. A la sortie de la Forêt de Machecoul, le premier ravito nous accueille. Aux brosses, le traditionnel passage autour de l’étang annonce le retour dans le sous-bois. Ca tabasse fort et Jean-Michel regrette de ne pas avoir de suspension sur son VTT. Une longue portion roulante permet de dépasser les participants. A Malabri, nous sommes surpris par la proximité du deuxième ravito. C’est le point de départ d’une boucle de 7 kilomètres qui va nous emmener jouer sur les contreforts du Tenu. La première nouveauté est le passage sur le terrain de moto-cross avec un problème de fléchage à la sortie. Ensuite, c’est le sens inverse aux années précédentes pour escalader les coteaux. Pour ma part, je préfère le sens emprunté les années précédentes. Après un secteur roulant, nous sommes de retour au ravito de Malabri, pour un arrêt éclair. La température a baissé et un léger frisson s’installe. Jusqu’à AUDUZE, nous avions un trio de jeunes devant nous qui se sont séparés à la bifurcation du 35/50. Les plus rapides sont restés pour nous ouvrir la route en prenant le large petit à petit. Le compteur oscillant entre 28 et 30km/h, on maintient l’écart sans le boucher. Mais à la Pohérie, nous nous faisons rattrapé par deux participants, à croire qu’on se traine. Puis viens la traversée du Lac de Grandlieu, avec pour freiner notre progression, le sable et le vent qui passe au dessus des roseaux. A la Berderie, nous retrouvons le sous-bois puis le bitume jusqu’à l’arrivée. 21h35, Il ne reste plus qu’à faire la queue, et au bout de 10 minutes, nous attrapons enfin notre burger et notre boisson. Finalement, nous avons roulé tellement vite qu’on n’a pas eu besoin d’allumer les phares.
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